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Lundi 23 février 2009

*Communiqué de presse *

*Guadeloupe*

En Guadeloupe, la grève générale menée par le collectif LKP, regroupant
47 organisations syndicales, partis politiques nationalistes ou
indépendantistes, associations populaires et culturelles, est d'abord
une révolte contre la vie chère dont il rend responsable les groupes qui
contrôlent en exclusivité le commerce, la distribution et l'hôtellerie
dans les îles. Mais cette révolte a aussi un aspect identitaire avec le
slogan ambigu en créole « la Guadeloupe est à nous, pas à eux». C'est la
révolte des noirs descendants des esclaves d'ethnie Kwa et des immigré
venus d'Inde contre les blancs autochtones ou métropolitains (3% de la
population) considérés comme les perpétuateurs d'une forme de colonialisme.

En 2003, la Guadeloupe a rejeté à 73% la fusion région-département qui
aurait offert une forme d'autonomie nécessaire. Aujourd'hui, l'île
importe 90% de ce qu'elle consomme, elle compte au moins 30% de
chômeurs, 40 % de fonctionnaires et 4 fois plus de RMIstes que dans
l'hexagone, le PIB est inférieur de 44% à la moyenne nationale. Il y a
un énorme fossé entre le haut et le bas de l'échelle sociale. Certains
métropolitains jouissent d'avantages injustifiés mais légaux. Cette
situation explosive a été aggravée au départ par une gestion pas assez
réactive et trop lointaine de la crise par le gouvernement français, il
est vrai obnubilé par la détérioration du climat social en France
métropolitaine.

*Le Parti de la Nation Occitane* pense que si la sortie de crise passe
forcément par l'augmentation des bas salaires et la moralisation de la
distribution entre autres, *le statut de la Guadeloupe doit être remis
en cause.* Il doit évoluer et passer de la départementalisation qui
n'est plus viable *à une plus grande autonomie* *en attendant d'aller un
jour jusqu'à l'indépendance* si tel est le souhait de la majorité des
Guadeloupéens.

*22 février 2009 *

*Parti de la Nation Occitane*

*B.P 44*

*30201 Bagnols sur Cèze*

*Tél. +33 466 827 194*

*www.p-n-o.org* <http://www.p-n-o.org>**
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Lundi 23 février 2009

Coumunicat de presso :

            Guadeloupo.

 

            En Guadeloupo la caumo generalo menado pel couleitièu L.K.P. que regroupo 47 ourganisaciouns poupularis e culturalos, es d’en primier uno rebolto countro la vido caro que ne rend respousable lous groupes que countrarolon en esclusibitat lou coumerci, la distribucioun e l’oustalarià. Mas aquelo rebolto a tanben un aspèt identitari ambe l’eslougan ambigu en creole « Guadeloupo es nautro, pas d’eles ». Es la rebolto dels negres decendent dels esclaus Qua (1) e d’imigrats venguts d’India countro lous blancs autouctones o metroupoulitans (3 del cent de la poupulacioun) considerats coumo lous countuniaires d’uno formo de coulounialisme.

 

            En 2003 Guadeloupo regetet a 73 del cent la fusioun regioun-despartament qu’aurià pourgit uno formo d’autounoumio necessario. Uei l’isclo importo 90 % de ço que cousoumo, coumto al mens 30 % de caumaires, 40 % de founciounaris e 4 cops mai de Rmistes que dins l’etsagone. Lou PIB es inferiour de 44 % a la mejano naciounalo. I a uno grando distancio entre lou naut e lou bas de l’escalo soucialo. D’unes metroupoulitans gaudissoun d’abantages injustificats mas legals. Aquelo situacioun esplousivo foguet agreujado a la debuto per uno gestioun pas proun reactibo  e trop luen de la crisi pel gouber francès, es bertat pibelat per la demasiaduro de l’endebenenço soucialo en Franço metroupoulitano.

 

            Lou Partit de la Nacioun Ouccitano penso que la sourtido de crisi passo forçadament per l’auçament dels salaris basses e la mouralisacioun de la distribucioun entre maites . L’estatut de Guadeloupo dèu estre soumès a critico, dèu ebouluir  e passa de la departamentalisacioun qu’es pas mai biaple a uno autounoumío mai grando en espera d’ana

un jour cap a l’independencio fouguesse lou desir de la majouritat dels gadeloupeans.

 

                                               22 de febrier de 2009

(1)  Qua ( kwas) : pople african de l’anciano Costo dels esclaus ( Ibos, Iouroubas, Ewés, Ashantis …)           

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Samedi 20 décembre 2008
Paru dans Sud Ouest du 28 juin 2007.

"L'Etat de palestine : un rêve pour 20 ans.

Entretien. Quel avenir pour les teritoires palestiniens ? Un chef de mission de l'ONU estime que Gaza et la Cisjordanie ne seront autonomes avant longtemps.

"Jérusalem. ( de notre correspondant)

.
Antoine-Eric de Haulleville dirige l'organisation onusienne International Management Group (IMG), qui recense les destructions perpétrées par l'armée israëlienne dans les territoires palestiniens puis soumet des projets de reconstruction, comme par exemple celui de l'aéroport de Gaza. L'IMG a des bureaux à Jérusalemm Est, Ramallah et Gaza. Elle emploie 25 ingénieurs et architectes. Antoine-Eric de Haulleville, de nationalité belge, connait la bande Gaza comme sa poche. Il estime que Le Caire ne peut tolérer un mini-Etat islamique à ses portes. En conséquence, dit-il, "une intervention egyptienne me semble improbable". Il rappelle que la bande de Gaza a déjà été sous protectorat égyptien de 1948 à 1967.

Croyez-vous qu'une intervention militaire égyptienne dansla bande de Gaza serait motivée par la crainte de voir la mouvence islamique faire tâche d'huile en Egypte ?

- Pas seulement pour cette raison... Je vous rappelle que la bande de Gaza a été égyptienne pendant 7.000 ans, qu'elle a toujours été sous influence de l'Egypte, à part quelques courts entractes comme l'occupation israëlienne à partir de 1967 et les années d'autonomie palestinienne. Cela dit, je pense que la bande de Gaza ne pourra pas être indépendante, ni à travers un hypothétique Etat palestinien, ni indépendante en soi. L'Egypte et le monde entier ne supporteront pas un Etat islamique à Gaza. Dans ces conditions, il se pourrait qu'un protectorat égyptien soit instauré à Gaza quand la situation sera irrémédiablement pourrie et le pouvoir du Hamas sur le point de s'écrouler.

Votre approche est pour le moins dissonante ... Faites-vous la même analyse en ce qui concerne la Cisjordanie ?

Du côté de la Cisjordanie, on peut constater qu'Israël s'efforce d'aider le président Mahmoud Abbas. Israël va lui donner des blindés, des armes, pour lui permettre de maintenir l'ordre. A long terme je vois se dessiner aussi un protectorat jordanien sur la partie Est de ce territoire, c'est à dire sur la vallée du Jourdain, alors qu'Israël continuera à contrôler les villes situées sur les hauteurs de Cisjordani, comme Jenine et Naplouse. Il y aura une entente, non seulment entre la Jordanie et Israël, mais probablement aussi entre un grand nombre de pays, en vue de mettre la Cisjordanie sous haute surveillance.

Alors selon vous, l'Etat de Palestine est condamné ?

Je pense que pour les 20 prochaines années l'Etat de Palestine, indépendant dans ses propres frontières , restera un rêve . Un rêve qui sera repris cependant par les enfants ou les pertits-fils des dirigeants palestiniens qui sont au pouvoir aujourd'hui. Cela me coûte beaucoup d'être aussi pessimiste parceque je suis totalement en faveur de la création de l'Etat de Palestine et m'oppose totalement aux différentes formes de colonisation d'Israël.
Serge Ronen.


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Jeudi 11 décembre 2008
10 décembre 1948: 
les Nations Unies adoptent à l'unanimité moins huit abstentions la "Déclaration Universelle des Droits de l'Homme".

Les Nations Unies ont alors 56 membres, soixante ans après l'ONU en compte 192, soit 136 nouveaux membres.    
L'article  1 de cette déclaration commence ainsi: 
"Art 1. Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits...."
Il s'agit là de droits individuels. Rien à redire, si ce n'est que beaucoup reste à faire pour que ces principes humains soient respectés partout dans le monde.       
Cette déclaration n'a pourtant pas arrêté les conflits entre groupes humains. Pourquoi ? La raison principale en est, à mon avis, qu'il manque à cette déclaration un volet essentiel : celui consacré aux droits des peuples sans Etat.
Tout être humain n'est pas seulement un individu parmi tant d'autres, il fait partie d'un peuple, d'une ethnie ou d'une nation et c'est en tant que tel qu'il entend aussi "être libre et égal en dignité et en droits"
Dans le cas de métissages de plus en plus nombreux, l'être humain s'apparente à deux ou plusieurs nations et son sort est en partie déterminé par ces appartenances.
    Les membres de l'ONU, ne serait-ce que pour expliquer que leur nombre a été presque multiplié par quatre se sont probablement aperçus de cette défaillance. La question a surgi chaque fois qu'un nouveau membre frappe à la porte.    
On peut penser en toute logique que le Monténégro ne sera pas le dernier. Il serait humainement des plus utiles que l'ONU puisse prévoir l'avenir et ne se contente pas d'être seulement une chambre d'enregistrement des conflits nationaux. Cela permettrait peut-être d'éviter bien des guerres d'indépendance.
   
Les dirigeant de l'ONU y pensent certainement. Ils viennent d'adopter en septembre 2007 la "Déclaration des Nations Unies sur les Droits des Peuples Autochtones". Cette déclaration commence ainsi :

"Art 1. Les peuples autochtones ont le droit, à titre collectif ou individuel, de jouir pleinement de l'ensemble des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors reconnues par la Charte des Nations Unies, la Déclaration  Universelle des Droits de l'Homme et le droit international relatif aux droits de l'homme".
Pour la première fois l'ONU reconnait l'existence de peuples autochtones et leur droits à titre collectif. On avance.
   
Mais voilà, cette Charte ne définit pas ce qu'est un peuple autochtone. Elle s'appliquerait aux peuples autrefois dits "primitifs". On n'est pas loin du terme de "sauvages" contre lequel s'est indigné à juste titre Claude Levy-Strauss.
Quel est le vrai sauvage, le peuple colon ou le peuple colonisé ?
Allez donc trouver un critère objectif pour en décider. Faute d'un tel critère la sagesse nous conseille de considérer l'autre, si différent soit-il, comme son égal.
Ces peuples autochtones regrouperait, nous dit-on, environ 3 millions d'êtres humains dont les caractères ethniques en particuliers linguistiques sont menacés.
Mais pourquoi exclure les 50 millions de berbères ou les 30 millions de kurdes tous sans Etat.
Quand aux peuples sans Etat d'Europe , catalans, basques ou occitans par exemple,  en quoi ne sont-ils pas autochtones ?
   
L'ONU avance vers la reconnaissance des droits humains, très bien. Mais un long chemin reste à parcourir pour reconnaître les droits collectifs en particulier les droits des peuples à disposer d'eux-mêmes.
   
Voilà pourquoi il est devenu urgent d'établir une définition universellement reconnue de ce qu'est un peuple, une ethnie ou une nation. Le respect des droits de l'homme en dépend.
                               
J. Ressaire

Par Ressaire - Publié dans : ETHNISME
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