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Ne pourrait-on pas rajouter dans ton texte, dès la 2ème phrase, la définition de Fontan (p 14 d’ Ethnisme) la nation est l’ensemble des hommes parlant ou ayant
parlé une même langue, habitant ou ayant habité un même territoire. Ca précise d’emblée qu’une nation est un ensemble de personnes, c’est limpide, concret, ensuite vient le rôle de la langue
commune qui est le ciment et qui conditionne l’existence même de cet ensemble de personnes. Bien sûr les définitions Du Petit Robert indiquent que la nation est un groupe de personnes, mais ce
n’est pas notre définition.Ne pourrait-on pas mettre un mot sur Renan : «qu’est ce qu’une nation » ? Ne pourrais-tu pas donner des exemples d’Etats nouveaux reconnus par l’ONU, dans l’avant
avant dernier paragraphe. Ne pourrait-on pas rajouter et développer succinctement, dans ton texte (ou en annexe de ton texte) les arguments qui infirment les autres conceptions la nation fondée
sur l’histoire, la volonté commune d’un peuple…. Je suis très heureux de ton texte, car à la suite de sa lecture, je viens de réaliser que l’émancipation de l’Occitanie et des nations en général
(définies suivant des critères linguistiques) rendent applicable la formule révolutionnaire et maçonnique (si ma mémoire est bonne) « Liberté, Egalité, Fraternité ». Liberté de
l’autodétermination et de s’autogouverner, égalité entre les peuples : les occitans doivent avoir les mêmes droits que les français (par exemple) : droit à la reconnaissance, à la souveraineté, à
l’usage de notre langue nationale l’occitan, doit à être représenté au niveau européen… ce principe est valable pour tous les peuples. Ainsi il n’y a plus de dominants/dominés. Les rapports
doivent être basés sur l’égalité et non sur la force. Force qui a souvent (toujours ?) prévalu. Importance du respect de l’autre. Et ça conduit nécessairement à une fraternité. Par conséquent, je
réalise que sans l’ethnisme, sans l’application de la théorie éthniste, la formule « Liberté, égalité, fraternité » n’est qu’un vœu pieux.
Je pense à une belle formule sur l’aliénation : « il y a une chose pire que l’infamie des chaînes, c’est de ne plus en sentir le poids », l’auteur en est l’écrivain français Gérard BAUER
(1888-1966). Je suis persuadé que le paroxysme de l’aliénation, c’est ne plus être conscient de son aliénation. C’est certainement la situation de beaucoup d’occitans
Felip Bonnet
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