*Communiqué de presse *
*Guadeloupe*
En Guadeloupe, la grève générale menée par le collectif LKP, regroupant
47 organisations syndicales, partis politiques nationalistes ou
indépendantistes, associations populaires et culturelles, est d'abord
une révolte contre la vie chère dont il rend responsable les groupes qui
contrôlent en exclusivité le commerce, la distribution et l'hôtellerie
dans les îles. Mais cette révolte a aussi un aspect identitaire avec le
slogan ambigu en créole « la Guadeloupe est à nous, pas à eux». C'est la
révolte des noirs descendants des esclaves d'ethnie Kwa et des immigré
venus d'Inde contre les blancs autochtones ou métropolitains (3% de la
population) considérés comme les perpétuateurs d'une forme de colonialisme.
En 2003, la Guadeloupe a rejeté à 73% la fusion région-département qui
aurait offert une forme d'autonomie nécessaire. Aujourd'hui, l'île
importe 90% de ce qu'elle consomme, elle compte au moins 30% de
chômeurs, 40 % de fonctionnaires et 4 fois plus de RMIstes que dans
l'hexagone, le PIB est inférieur de 44% à la moyenne nationale. Il y a
un énorme fossé entre le haut et le bas de l'échelle sociale. Certains
métropolitains jouissent d'avantages injustifiés mais légaux. Cette
situation explosive a été aggravée au départ par une gestion pas assez
réactive et trop lointaine de la crise par le gouvernement français, il
est vrai obnubilé par la détérioration du climat social en France
métropolitaine.
*Le Parti de la Nation Occitane* pense que si la sortie de crise passe
forcément par l'augmentation des bas salaires et la moralisation de la
distribution entre autres, *le statut de la Guadeloupe doit être remis
en cause.* Il doit évoluer et passer de la départementalisation qui
n'est plus viable *à une plus grande autonomie* *en attendant d'aller un
jour jusqu'à l'indépendance* si tel est le souhait de la majorité des
Guadeloupéens.
*22 février 2009 *
*Parti de la Nation Occitane*
*B.P 44*
*30201 Bagnols sur Cèze*
*Tél. +33 466 827 194*
*www.p-n-o.org* <
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